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Eléments scientifiques pour une intervention précoce et intensive |
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De très nombreux travaux sont à l’origine d’une recherche appliquée : l’Analyse Appliquée du Comportement (Applied Behavioral Analysis, A.B.A.). qui sera mise en oeuvre dans les écoles pilotes de la Fondation Autisme, Agir et vaincre.
Cette recherche appliquée est fortement impliquée dans la résorption des troubles comportementaux et développementaux, et particulièrement les troubles autistiques.
Cette méthode se montre la plus efficace là où d’autres traitements sont peu convaincants ou ont échoué.
Les publications sur les traitements de l’analyse du comportement sont innombrables. Des chercheurs internationalement reconnus dans le domaine comme Krantz et McClannahan ont à leur actif plus 800 publications.
L’ensemble des études comportementales affirment la nécessité d’une intervention précoce. (Anderson et al., 1987 ; Birnbrauer & Leach, 1993 ; Fenske et al., 1985 ; Klevstrand, 1992 ; Lovaas, 1987 ; McEachin, Smith & Lovaas, 1993 ; Morrow, Terzich, & Williamson, sous presse, Perry, Cohen & DeCarlo, 1995 ; Sheinkopf & Siegel, 1998)
Bien qu’il existe des différences dans les procédures utilisées, les méta-analyses menées par Guralnick (1998) et Ramey & Ramey (1998) recensent 5 conditions nécessaires pour une efficacité scientifiquement acceptable :
- Les interventions doivent utiliser les techniques comportementales pour la mise en place d’un développement harmonieux chez le jeune enfant (procédures de renforcement positif).
- Les interventions doivent porter sur tous les domaines du développement (langage, moteur, cognitif, social, etc...). On établit ainsi un curriculum propre à chaque enfant.
- Les interventions doivent être soumises à des évaluations fréquentes. L’observation directe et la mesure des performances individuelles doivent être utilisées pour déterminer les progrès qui apparaissent, et ajuster les programmes d’apprentissage.
- Les interventions doivent prendre en compte les parents comme co-thérapeutes.
- Les interventions doivent être dirigées et supervisées par des individus ayant un Master science (Applied behavior analysts), formés à l’Analyse Appliquée du Comportement et ayant une expérience avec de jeunes enfants avec autisme.
Pour des enfants bénéficiant d’une prise en charge précoce, avant 6 ans, durant 30h par semaine pendant 2 à 3 ans, une réduction quasi complète des symptômes est possible.
Ainsi dans les études de Lovaas (Lovaas, 1987 ; McEachin, Smith & Lovaas, 1993) 47% des enfants réintègrent une classe normale, 40% ont un retard scolaire de 2 ans, et 10% progressent avec plus de difficultés. Des études de Krantz & McClannahan (1999) font apparaître une récupération complète entre 42% et 67% des cas dans le cas d’une prise en charge intensive avant 4 ans.
Lorsque la prise en charge est plus tardive, même si la récupération n’est que partielle, les comportements acquis permettent aux enfants d’évoluer de façon spectaculaire : développement du langage, apprentissage de la lecture, etc... Des capacités extrêmement importantes pour une vie d’adulte autonome. |